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 Les Peuples du Soleil: l'EGYPTE

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LIONNELLA
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MessageSujet: Les Peuples du Soleil: l'EGYPTE   Mar 26 Jan - 14:46


L'EGYPTE



Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'Histoire.
L'invention d'une écriture originale sous forme d'idéogrammes, les hiéroglyphes,
peu de temps après l'apparition du cunéiforme en Mésopotamie vers -3300, fit sortir l'espèce humaine de la Préhistoire.
L'Égypte des pharaons put ainsi largement s'épanouir pour atteindre son apogée au xiiie siècle avant notre ère, laissant une œuvre monumentale au patrimoine mondial.
Après de nombreuses invasions et occupations diverses (essentiellement Perses, Grecs, Romains et Byzantins),
le pays tomba définitivement sous domination arabe au VII ème siècle de notre ère.
Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le haut barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux.
La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire,
bien que l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.

L 'Egypte proprement dite fut précédée de dizaines de millénaires de préhistoire sur lesquels des recherches de terrain
et des études de plus en plus nombreuses ne cessent de renouveler nos connaissances.
Changement climatiques, hydrologiques, écologique, mouvements de populations,
connexions de toute sorte avec les cultures africaines également en formation, les transformations sont lentes,
mais continues et de grande portée.
Ce n'est qu'avec la période allant du septième au quatrième millénaire que vont se dessiner les grands traits constitutifs
de ce qui sera la civilisation et la culture égyptiennes (dites aussi pharaoniques),
tant sur le plan politique et religieux que technique et artistique.
La population égyptienne, quant à elle, fruit de brassage divers, à la fois cohérente et hétérogène, se met
également en place dans un cadre qui ne changera guère durant les millénaires suivants.
Dans cette longue période prédynastique, on distingue quelques grandes étapes,
qui tirent leurs noms de celui des sites où elles sont particulièrement attestées :
en particulier Badari et Amratien et Gerzéen (ou Nagada) pour la vallée du Nil, Merimde et Omari pour le Delta.
Ce qui caractérise entre autres particularités cette période prédynastique, c'est l'organisation progressive
du pays sur la base de principautés au nomes réunis pour l'essentiel en deux royaumes,
celui du Nord (sans doute prépondérant culturellement) et celui de Sud.
Des guerres nombreuses, avec des unifications remises en question, ont dû marquer cette période avant que
naisse enfin une véritable Egypte unifiée, sinon unie.

Avec le règne de Djoser commence une période de puissance et de succès, que symbolisent les débuts spectaculaires d'une architecture de pierre ambitieuse, illustrée par l'imposant complexe de la pyramide à Degrés de Saqqara.
Imhotep, architecte de cet ensemble, sage et écrivain, figure historique amplifiée par le temps, reste, dans l'état actuel de connaissances, un des premiers grands noms de l'histoire de l'humanité.
Tout cela correspond au développement d'une monarchie forte et centralisée, régnant depuis Memphis sur les nomes ou provinces dirigées par des nomarques contrôlés par le pouvoir.

Vers 2600-2450 av. J.-C. IVe et Ve dynastie.

La IVe dynastie semble marquer à cet égard un véritable apogée avec les règnes de Snéfrou, Chéops et Chéphren,
à en juger du moins par leur splendides pyramides (Dachour, Meidoum et Giza) dont la construction impliquait
administration et économie florissantes et organisées.
La Ve dynastie voit se développer une "idéologie solaire" (Abousir et Abou Ghourab), tandis que les Textes des pyramides apparaissent à Saqqara, sur les murs de la pyramide d'Ounas.

Vers 2200-2050 av. J.-C.

En moins de deux cents ans, le pays connaît ce qu'on a considéré parfois comme une véritable révolution sociale,
mais dont on sait peu de chose.
Des populations asiatiques semblent contrôler une partie du Delta.
Des dynasties faibles, et se chevauchant parfois, règnent encore à Memphis,
mais surtout à Héracléopolis en Moyenne-Egypte et plus tard dans la petite ville de Thébes en Haute-Egypte.
Il semble en tout cas que durant cette période la monarchie, victime des mouvements centrifuges toujours vivaces
de la société égyptienne et de ses "féodaux", ait subi des aléas tels que son visage en a été modifié pour longtemps.
Une évolution progressive des conceptions et pratiques funéraires, avec l'identification des défunts au dieu Osiris,
en est une conséquence possible.

Vers 2050-1990 av. J.-C., la XIe dynastie.

Coffret et sceaux Cylindriques du roi Montouhotep.
Les rois thébains de la XIe dynastie finissent par régner sur tout le pays (réunification de Montouhotep II, vers 2050 av. J-C.).
Ils donnent par là même à leur ville d'origine une importance croissante.
Memphis conserve néanmoins la sienne.
En fait, les souverains voyagent et n'hésitent pas à construire des résidences et des villes nouvelles, comme celle d'Ity-Taouy,
à l'entrée du Fayoum, sous la XIIe dynastie.
Ce transfert vers le nord, sans pour autant abandonner Thèbes, marque le retour à une Egypte forte et centralisée.


Vers 1800 av. J.-C., la XIIIe dynastie.

Les périodes d'équilibre et de stabilité alternent, en Egypte comme ailleurs.
Les forces centrifuges provinciales et d'autres facteurs qui échappent en grande partie à l'analyse de l'histoire
contribuent à affaiblir les souverains d'origine thébaine qui succèdent à ceux de la XIIe dynastie.
L'Egypte se morcelle en plusieurs royaumes et principautés.


Vers 1730 et 1530 av. J.-C.

Une grande partie du pays tombe sous la domination ethnique hyksos - connue par les chroniques tardives et Manéthon -
une population sans doute d'origine asiatique depuis longtemps implantée dans le Delta et "égyptianisée",
rejointe par de nouveaux venus à la suite des migrations que connaît le Proche-Orient.
Depuis leur capitale, Avaris, dans le Delta oriental, les souverains Hyksos, qui se proclament pharaons à part entière,
étendent leur pouvoir jusqu'en Moyenne-Egypte et tentent même de s'allier aux Nubiens pour réduire les Thébains.
Cette domination en partie étrangère a suscité une réaction thébaine et une sorte de sentiment d'identité chez les Égyptiens.
Les guerres contre les Hyksos (assimilées à la lutte traditionnelle et toujours recommandée du dieu Soleil contre ses ennemis
et au maintien du bel ordre égyptien contre les puissances du chaos), puis leur expulsion qui marque la fin de la XVIIe dynastie, constituent un événement considérable, puis un mythe fondateur pour tout le Nouvel Empire et même au-delà.

Vers 1550-1350 av. J.-C., l'Egypte impériale.

La prise de la ville d'Avaris par le Thébain Ahmosis (vers 1530 av.J.-C.) marque pour l'Egypte le début d'une période
extraordinaire où puissance, éclat et crises se succèdent ou coexistent.
Une Egypte différente se développe au cours de la XVIII e dynastie, avec les Ahmosides
( quatre Thoutmosis et trois Aménophis, sans oublier la célèbre Hatchepsout), pour atteindre sa splendeur,
mais aussi un point de rupture, avec la fin du long règne d'Aménophis III (vers 1390-1350 av.J.-C.)
En chassant les Hyksos et en voulant se garantir un maximum de protection,
les nouveaux souverains retrouvent vite les chemins de la guerre,
mais cette fois d'expansion et d'appropriation qui va assurer à l'Egypte une prospérité presque ininterrompue pendant des décennies : domination directe, mais plus volontaire par les souverains vassaux interposés, en Orient, jusqu'à l'Euphrate ;
expéditions et annexion simple vers le sud.
Thébes, à l'origine de cette gloire, et Memphis en profitent. Les échanges se multiplient, l'acculturation bat son plein.
L'armée prend de l'importance mais l'élévation du niveau de vie entraîne le recrutement de mercenaires étrangers ou
la levée de troupes à caractère colonial.
Des groupes sociaux prennent de l'importance, notamment le clergé d'Amon, le dieu Thébain.
Le temple de Karnak - et de ses dépendances à travers tout le pays - devient une véritable puissance,
alliée indispensable de la monarchie.


Vers 1100-750 av. J.-C.

Le grand prêtre thébain prend la couronne, mais un pouvoir fort se met parallèlement en place,
dans la ville de Tannis (Delta oriental) qui va prétendre au rôle de Thèbes du Nord.
D'autre part, des chefs militaires d'origine libyenne gagnent en influence et finissent par régner en pharaons sur une Egypte morcelée.
La grande activité architecturale et artistique, entre autres, montre cependant que les problèmes politiques ne sont pas tout.
Malgré quelques succès encore au Proche-Orient, l'Egypte subit les contrecoups des bouleversements politiques et militaires qui se produisent chez ses voisins. Elle devient une proie tentante pour les puissances rivales.

Vers 750-600 av. J.-C. la XXV e dynastie.

Les Nubio-Soudanais, ou Kouchites, nourris de culture égyptienne après des siècles de domination et d'acculturation,
parviennent à conquérir l'Egypte sous la conduite de Pi(ankh)y.
Les pharaons du sud (Taharqa en particulier) redonnent alors au pays unité et force.
Mais celui-ci finit malgré tout par tomber sous les coups des Assyriens (664-663 av.J.-C.)


Vers 600-525 av. J.-C., la XXVIe dynastie.

Une nouvelle dynastie, issue de la ville de Saïs, dans le Delta, reconquiert le pouvoir et parvient progressivement à se
débarrasser du joug assyrien.
L'Egypte est à nouveau indépendante et gouvernée par des souverains indigènes.
Mais les périls subsistent et le temps de la puissance est révolu.
Cependant, les règnes des Néchao, Psammétique, Apriès et Amanis ne parquent pas, loin s'en faut,
un déCLIN D\\\\'OEIL de la civilisation égyptienne.
A certains égards, on a même parlé de "renaissance saïte".
Il suffit de voir l'extraordinaire statuaire de cette époque pour s'en convaincre.
L'Egypte n'est plus une grande puissance, mais son prestige est grand et elle excite les convoitises.
Bon gré, mal gré elle s'ouvre aux nouveaux courants qui agitent le Méditerranée.
Les grecs y viennent en nombre, mercenaires, commerçants ou simples visiteurs.


Vers 525-404 av. J.-C., la XXVIIe dynastie.

L'empire perse exerce sa poussée conquérante, le pays devient une satrapie et les souverains de Suse sont les nouveaux pharaons.


332-30 av. J.-C. Cléopâtre VII et Alexandre le Grand

Les Perses reprennent l'Egypte pour moins de dix ans, jusqu'à ce que le pays ,
comme tout l'empire achéménide, soit conquis par Alexandre le Grand et les Macédoniens. (en 332 av.J.-C).
L'Egypte devient une partie du monde hellénistique.
Alexandre se trouve une légitimité auprès de l'oracle d'Amon à Sioua et fonde, sur la côte ouest du Delta,
la ville d'Alexandrie, promise à un grand destin éclatant.
Les généraux du conquérant se partagent son empire et le vieux pays des pharaons échoit à Ptolémée,
fils de Lagos, fondateur de la dynastie des Ptolémées, qui va dominer la contrée (et parfois une partie du Proche- Orient)
durant trois siècles, jusqu'à ce que la dernière souveraine de cette lignée macédonienne, la fameuse Cléopâtre VII,
doive céder devant Octave Auguste et les romains, en 30 av.J.-C.


De l'an 30 av. J.-C. à 313 de notre ère - Empereur Romain représenté en pharaon

Le changement politique est brutal.
Désormais, tout se joue loin de l'Egypte, à Rome, même si les empereurs, par opportunisme politique,
se font passer au moins auprès du clergé, intermédiaire toujours obligé, pour les successeurs des pharaons,
allant jusqu'à inscrire leurs noms dans un cartouche royal.
En fait, l'Egypte devient une province relevant personnellement de l'empereur.
Son importance stratégique et économique (entre autres comme grenier à blé de l'empire) est en effet considérable.
Mais bien des choses demeurent inchangées, notamment sur le plan administratif et culturel.
Alexandrie continue à occuper sur tous les plans une place essentielle. On construit encore beaucoup à travers tout le pays : sanctuaire et édifices publics, mais aussi de véritables villes nouvelles qui ont leur importance dans la protection du limes
(la frontière fortifiée de l'empire et son glacis).
Mais le monde romain évolue et se lézarde; l'Egypte n'y est pas indifférente,
d'autant qu'elle supporte mal cette exploitation à bien des égards coloniale.
Les révoltes sont sporadiques et parfois violentes, en particulier après le Haut-Empire.
La crise spirituelle qui se traduit , en, particulier , par le développement des religions de SAUT, atteint également l'Egypte.
Ses vieux cultes indigènes sont depuis longtemps implantés jusqu'à Rome, bien que déformés. Le thème d'Osiris,
dieu mort et ressuscité, connaît un grand succès, que vient compléter celui, parallèle, d'Isis, mère divine de dieu-fils Horus, protectrice et consolatrice.
Mais c'est le christianisme naissant, d'abord refusé et éradiqué, puis accepté et triomphant,
qui va marquer le point d'aboutissement de la crise et la rupture avec le monde ancien.


En 395 de notre ère - L'empereur Justinien.

L' Egypte passe dans le giron de l'empire romain d'Orient.
La querelle du monophysisme et du dyophysique, avec ses implications religieuses (sur la nature du Christ),
mais aussi politiques, provoque des émeutes.
La monophysisme finit par être vaincu. Par ailleurs, l'empereur Justinien ordonne la fermeture, par un édit de 551,
du temple de Philae où les derniers tenants du paganisme , protégés par l'éloignement de la Nubie,
pratiquent encore les vieux cultes, en particulier celui d'Isis. Cependant, les monophysistes d'Egypte se sont regroupés,
et une Eglise indigène et nationale apparaît :
l'Eglise copte ( cet adjectif désigne aussi l'état dernier de la vieille langue égyptienne et l'écriture qui sert à transcrire :
alphabet grec avec sept signes supplémentaires empruntés à l'écriture égyptienne démotique).


619-640 de notre ère.

Le pouvoir byzantin s'étiole et lorsque les Perses envahissent l'Egypte, en 619, ils ne rencontrent
guère de résistance de la part du peuple.
Il en sera de même en 639, quand Amr ibn el-As, commandant les troupes du calife Omar, s'empare de Babylone d'Egypte.
Alexandrie tombe en 640. L'Egypte devient arabe et c'est le début du tournant décisif de son histoire,
qui marque en même temps la fin de l'Antiquité.







Et ce lien qui vous apportera tout renseignement complémentaire sur l'histoire de l'EGYPTE.

http://www.google.be/search?gbv=2&hl=fr&q=egypte+ancienne&revid=1009647984&ei=XOteS6_pBtHy4gaCyOD0Cw&sa=X&oi=revisions_inline&resnum=0&ct=broad-revision&cd=6&ved=0CGMQ1QIoBQ



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MessageSujet: Les 7 Merveilles de l' EGYPTE Ancienne   Mar 26 Jan - 14:57


Les 7 Merveilles de l' EGYPTE Ancienne








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MessageSujet: Re: Les Peuples du Soleil: l'EGYPTE   Mar 26 Jan - 15:09








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