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 COURS n°1

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LIONNELLA
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MessageSujet: COURS n°1   Mar 23 Fév - 12:56


La kabbale est un art du cœur



L’ésotérisme fait depuis longtemps parti de l’héritage religieux juif.
On décèle de nombreux éléments gnostiques, dérivant en dernière instance du vieux gnosticisme juif,
mais au final aucune école mystique ne s’est réellement séparée du judaïsme normatif.
Le but du mystique est en général la vision de Dieu,
la contemplation de Sa majesté et la compréhension des mystères de la Création.

La Kabbale, qui signifie « recevoir », est la somme des mystères de la tradition mystique juive.
C’est un chemin d’élévation spirituelle, à la fois une philosophie théorique et une pratique proche de la méditation.
La kabbale est la tradition mystique du judaïsme qui se présente comme un commentaire codé des textes bibliques.
Dans son approche herméneutique, c’est donc l’ensemble des techniques de lecture et de déchiffrage des textes,
pour en dévoiler et en communiquer les secrets.

La kabbale a aussi une approche plus mystique, qui consiste à recevoir la sagesse d’en haut, la lumière de l’infini.
C’est un art de l’écoute de la grande symphonie des sphères célestes, du monde et de son propre être intérieur.
Enfin, la kabbale pratique insiste sur des points comme la prière,
la méditation et certains rituels qui permettent à l’homme de s’élever intellectuellement et spirituellement.

Mais la kabbale n’est pas que « religieuse ».
C’est aussi une leçon de vie, qui ne vise pas à rendre l’homme bon, mais juste à le rendre meilleur.
C’est la recherche d’une harmonie et d’un mieux-être, pour soi et au sein de la communauté des hommes.


La kabbale est un art du cœur.
La science ne suffit pas, il faut aussi de l’amour.
Le kabbaliste est le juste équilibre entre l’« amour de la sagesse » et la « sagesse de l’amour ».

Pour la kabbale, la véritable opposition n’est pas entre raison et irrationalité (ou entre intelligence et sentiment),
mais plutôt entre un intellectualisme desséché, dogmatique et étroit,
et un intellectualisme libre et ouvert sur tout ce qui transcende les limites de la pensée logique.


Les 8 principales périodes de la kabbale

La première époque (-II à XII) est la mystique de la merkava (kabbale du char céleste) et du maassé beréchit
(kabbale qui s’intéresse à la structure de la création du monde), formant les « mystiques du Talmud ».
C’est l’époque de la « Littérature des Palais » et du Livre de la Création (Sefer Yetsira).

La seconde époque (1200-1300) comporte trois grandes écoles, en Provence, en Allemagne et en Espagne,
avec les ouvrages comme le Bahir (le « Livre de la Clarté ») ou le Sefer Hassidim (le « Livre des Hommes pieux »).
Malgré des tensions avec les autorités rabbiniques, la kabbale contribua à fortifier la résistance spirituelle des communautés juives.

La troisième époque, à peine postérieure à la précédente, se constitue en Espagne autour de la rédaction du Zohar,
le « Livre de la Splendeur ».
Il fut publié autour de 1280-1300 par Moïse de Léon (1250-1305) sous le nom du grand Rabbi Chimone Bar Yohaï
(qui vécut au II siècle, peu après la seconde destruction du Temple).

C’est aussi l’époque de l’explosion de la kabbale extatique de Aboulafia.

La quatrième époque (jusqu’à la fin du XVII) est liée à l’expulsion des juifs d’Espagne en 1492.
De nombreux maîtres espagnols se retrouvent à Safed, en Galilée, et y forment une école, la « kabbale de Safed ».
C’est une continuation du Zohar, avec une insistance sur les Sephiroth,
ainsi que sur la Chekhina (présence divine) et ses implications historiques.

La cinquième période voit l’émergence de l’hérésie mystique de Shabbataï Zwi (1625-1676) qui introduit des éléments messianiques.

La sixième période est appelée « hassidisme », résultat de l’école de pensée fondée par Baal Chem Tov.
On assiste à une démocratisation des concepts de la kabbale.
Le hassidisme devient un mode de vie, centré autour du rabbi qui apporte réconfort, conseil et guérison à ses adeptes.

La septième période, contemporaine de la sixième, est celle de la kabbale lituanienne.
Elle poursuit les recherches de la kabbale de Safed, en rejetant l’hassidisme.
L’importance est accordée à l’étude et l’application des mitsvot.

La huitième période est l’époque actuelle, qui voit l’émergence des recherches historiques,
de syncrétismes entre les divers courants de kabbale, et d’une volonté de contact avec les autres mystiques,
en particulier le bouddhisme.


Les clefs de la kabbale

La Lumière et sa transmission

La Lumière est l’un des mots les plus importants de la kabbale.
C’est la plus haute métaphore de l’infini et du divin.
Toutes les lumières émanent de l’infini.
La kabbale, c’est la réception de cette lumière de l’infini.
« Lumière, « vibration » et « énergie » sont les 3 mots clefs de la kabbale pratique.

En hébreu, lumière et infini ont la même valeur numérique 207.

L’énergie, depuis sa source,
se propage dans l’ensemble de l’univers à travers un modèle de 10 « transformateurs d’énergie » appelé Sephiroth.

La réalité vraie (metsiout) est la lumière qui se trouve en chaque chose.
La réalité fondamentale n’est donc pas la matière mais l’énergie : tout est énergie.

La kabbale pose comme hypothèse que la grandeur de l’homme est d’avoir la capacité de sentir ces énergies et de les maîtriser.
Le kabbaliste est celui qui sait orienter ses pensées dans la bonne direction : c’est la kavana.

La vibration intérieure de l’homme correspond à 10 rythmes, ou pouls,
que l’homme doit essayer de connaître pour les diriger avec justesse.
L’analogie avec la musique et la recherche de l’harmonie est aussi utilisée.

Ange se dit malakh en hébreu, signifiant « envoyé ».
Tout ce que l’homme perçoit (ou adresse) comme message des mondes supérieurs est un ange1.

Le kabbaliste s’ouvre à une perception supérieure, il se « réveille » d’un sommeil intérieur :
entendre l’inouï, voir l’invisible et sentir l’immatériel.
C’est voir la richesse incroyable du monde en chaque instant et chaque lieu, sentir la présence divine partout.


Le Mouvement et la Liberté

Le mouvement est fondamental.
La lumière circule à travers tous les mondes.
Une fois le monde créé, il est entré dans un processus de remontée vers sa source et s’est construit en allant du bas vers le haut, du moins parfait vers le plus parfait.
Cette évolution vers le haut est la source de l’optimisme fondamental de la pensée kabbaliste.

L’homme fait partie de cette évolution, il aspire à retourner à la lumière primitive,
il aspire à toujours être meilleur, ne pas tomber dans l’autosatisfaction.

Le mouvement cosmique de retour (techouva) existait avant la création du monde.
C’est un phénomène primordial et universel sur lequel se fonde l’existence même du monde.
Elle est au-delà du temps et de l’inexorable enchaînement des relations de cause à effet.

Cela implique que l’homme peut changer le cours de sa vie,
qu’il est libre face au déterminisme, ce qui le rapproche de Dieu.

La paume de la main (droite de préférence) apparaît dans la kabbale comme un résumé de l’âme humaine.
L’étude de ses lignes est donc très importante.
Mais cette vision, tout comme l’astrologie kabbalistique, ne « lie » pas l’homme à un destin.
Celui-ci a toujours la possibilité de d’influencer et d’infléchir sont destin.
Les lignes de sa main se modifieront en conséquence…



Lecture et interprétation. La Révélation

Pour le judaïsme la principale question n’est pas « Qui est Dieu ? », mais « De quelle façon se révèle-t-il aux hommes ? ».
La Révélation, c’est d’abord la révélation d’un texte, la Torah.
C’est aussi le don des clefs de l’interprétation, formant un champ d’étude inépuisable, en perpétuel mouvement.

Lors du tsimtsoum, l’infini de Dieu s’est autolimité.
Il crée le monde et devient l’invité du monde dans une forme finie.
Le passage de l’infini dans le fini s’est opéré par le texte.
C’est par ce texte que l’homme apprend à connaître Dieu.

Grâce à l’interprétation, les permutations comme le tsérouf ou la guematrie,
ce texte fini devient potentiellement infini.
L’interprétation du texte, c’est la libération du Divin.

Interpréter, c’est découvrir du sens, et non-non pas la vérité.
Ce n’est pas dévoiler un secret, mais dévoiler qu’il existe un secret.
La liberté d’interprétation est aussi une liberté existentielle.

L’interprétation et la réinterprétation continuelle des textes sont fondamentales.
C’est une dynamisation du psychique, une ouverture de l’esprit, tout cela dans un mouvement de transcendance vers l’infini.
La kabbale enseigne qu’un texte est indéfini, ouvert à des interprétations toujours nouvelles,
sur des plans aussi variés que la philosophie, la sociologie, la politique, la linguistiques, l’histoire, etc.

D’où l’importance du langage poétique dans la kabbale, le plus à même de susciter l’interprétation.
La poésie réussit, mieux que les mots simples et la prose, à exprimer et faire ressentir au lecteur l’essence du message mystique.
Les images, métaphores et symboles sont plus aptes à exprimer ce qui est au-delà des mots.
La compréhension de la kabbale est d’abord une illumination ou une intuition.


Les kabbalistes distinguent 4 niveaux de lecture :

- pchat (sens simple ou littéral),

- rémèz (sens allusif),

- drach (sens sollicité, qui ne concerne pas le texte mais le contexte non-non dit,

- sod (sens caché ou secret, c’est une autre lecture à partir d’un réarrangement différent des signes du texte.
C’est plus une expérience mystique qu’une lecture).

Les initiales de ces mots forment un sigle se prononçant Pardès, c'est-à-dire « verger » ou encore « paradis ».

L’exégèse chrétienne distingue aussi 4 niveaux de lecture (littéral, allégorique, moral et anagogique),
mais ceux-ci restent statiques.



Le rapprochement avec le Divin. L’Amour

La kabbale est l’histoire du rapprochement a priori impossible entre Dieu et sa créature.

La prière est l’expression de la volonté d’entrer en relation avec la source de lumière, d’approcher le divin.
Le hassidisme apporta une revalorisation à la prière rituelle :
réciter une prière n’a de sens qu’à la condition qu’elle jaillisse réellement du cœur.

La nostalgie réciproque de l’homme vers Dieu se traduit par des images d’amour dans les textes,
dont le Cantique des Cantiques est un exemple.



L’amour est fondamental en kabbale, car le monde repose sur la relation du féminin et du masculin, qui se traduit par l’amour.

Pour la kabbale, le monde est entièrement composé de composantes masculines et féminines.
Le monde est entièrement masculin ET féminin.
Il y a masculin quand il y a épanchement de l’influx, offrande de lumière.
Il y a féminin quand il y a « résidence » de la lumière, et on parle alors de shekhina.

Mais l’amour est d’abord vu comme l’art de savoir donner de soi-même.
Voir les exemples dans le chapitre guematrie.

Le schéma fondamental de la kabbale

Toute la kabbale se fonde sur un schéma vertical :
le passage de la lumière de l’infini (or en sof), ou lumière d’en haut,
à la réception de cette lumière (kabbala) dans les mondes d’en bas.

Entre émanation et réception, les intermédiaires sont multiples.
La kabbale est l’étude de ces voies, des mondes intermédiaires qui existent entre le monde supérieur et le monde inférieur.

Ces intermédiaires sont :
les lettres de l’alphabet ou le « livre » (sefer) ;
les chiffres et l’univers mathématique (sefar) ;
la décade des éléments fondamentaux (les 10 sefirot) ;
les noms multiples de Dieu et le Tétragramme ; la prière ; etc.


Les kabbalistes

Le mot hébraïque pour kabbaliste est meKoubal, signifiant « celui qui est reçu », et plus généralement « celui qui reçoit ».

Le kabbaliste est un sage qui conduit son peuple.
Il enseigne la Torah et doit faire justice.
Il est un initié au sein d’un groupe, il devient « maître » à l’issu d’une cérémonie où il reçoit
l’imposition des mains d’un maître.
Par ce geste, qui remonte à Moïse, il reçoit une partie de la puissance spirituelle du maître.
Le kabbaliste s’ouvre à la Lumière divine.

Le kabbaliste est un perpétuel « disciple », à relire les textes et à cherche de nouvelles interprétations.
Ainsi est-il en perpétuelle remise en question.
Il est un « chercheur » de vérité et non-non un « possesseur » de vérité.

L’idée de cheminement des kabbalistes est présente dans tous les textes.
Le kabbaliste s’appuie sur le passé pour avoir une pleine conscience du présent et une responsabilité pour le futur.
Pour lui, vivre est une aventure, et n’est pas la nostalgie de formes déjà vécues.

Il est important pour le kabbaliste de rester dans un état d’enfance dans ce qu’il a de constructif
par rapport à la dimension du futur :
« quand je serais grand, je serais… ».
C’est l’espérance, c'est-à-dire savoir que tout est toujours ouvert, que le destin n’existe pas ou ne nous enferme pas.

« Vivre, c’est naître à chaque instant ».


Les 4 mondes

S’inspirant des sources primitives, les kabbalistes de Safed, et en particulier Cordovero,
ont adopté la doctrine des 4 mondes placés entre l’En-Sof (l'infini) et notre cosmos terrestre.

Les 4 mondes, traversés de haut en bas par la lumière divine, sont :

Atsiluth, le monde de l’émanation et de la Divinité.

Beria, le monde de la création. Les séraphim.

Ce sont les Puissances, ou encore les Enflammés, dirigés par l'archange Kamaël.
Ce nom signifie « les brûlants » de שרפים : Êtres de feu, Êtres de lumière.
Ils sont associés à la prière et aux louanges car ils laissent passer vers les sphères supérieures les supplications et demandes pures.

Dans Isaïe (6:2-6), ils sont décrits dotés de six ailes :
2. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : de deux ils se couvraient la face,
et de deux ils se couvraient les pieds,
et de deux ils volaient.
3. Et l’un criait à l’autre, et disait : Saint, saint, saint, est l’Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire ! »

Dans le lexique hébreu : 1) serpent, serpent de feu - 1a) serpent venimeux. - 2) seraph, seraphim
Ils sont attachés à la Sephirah Guebourah.
Yehuyah
Lehahiah
Khavaquiah
Menadel
Aniel
Haamiah
Rehael
Yeiazel


Yetsira, le monde de la formation. Les malakhims et les hayot haqodèch.

Ce sont les Vertus ou les Rois, dirigés par le grand archange Mikhaël. מאלכים.
Ce sont les Messagers ou les Rois.
Ce sont eux qui appliquent la puissance de Dieu sur terre afin d'y concrétiser les miracles de Dieu.
Ils coopèrent avec les Puissances afin d'exécuter les lois de l'univers et de les faire appliquer au sein de l'univers.
Ce sont les Malakim de la Kabbale et ils sont attachés à la Sephira Tiphereth.
Hahael
Mikael
Veuliah
Yelaiah
Sehaliah
Ariel
Asaliah
Mihael


Asiyah, le monde de la fabrication. Les ophanim, et l’ange1 Sandalphon.

Ce sont les Roues (qui tournent), dirigés par l'archange Raziel.
Selon le lexique hébreu : Issu d'une racine inhabituelle signifiant « tourner »
- 1) roue - 1a) roue de chariot - 1b) roue de la vision d'Ézéchiel.
Haziel
Aladiah
Lauviah
Hahaiah
Yezalel
Mebahel
Hariel
Hekamiah

Ce qui correspond à la dimension d’espace dans le monde matériel est appelé
« palais » dans le monde de l’action spirituelle et dans les mondes supérieurs.

Plus le monde est supérieur, plus le temps devient abstrait.
Il tend à représenter l’essence la plus pure du changement, voir celle de la possibilité du changement.





Dernière édition par Admin le Mer 24 Mar - 16:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: COURS n°1   Mar 23 Fév - 14:05


Les Anges

La nature des anges

Les « âmes » des 4 mondes sont l’ensemble des créatures vivantes jouant un rôle dans les dimensions de l’espace et du temps.
Elles se distinguent du reste par la conscience qu’elles ont d’elles-mêmes.
Parmi les âmes des mondes supérieurs, les anges jouent un rôle primordial.

Ce qu’on appelle ange1 est une réalité spirituelle pourvue d’un contenu et de qualités caractéristiques et uniques.
Ce sont des êtres complets, conscient d’eux-mêmes et de leur environnement, capables d’agir.
Ils sont principalement des messagers entre le monde inférieur et le monde supérieur au leur.

Il y a des anges qui existent depuis l’origine des temps, et d’autres qui sont éphémères.

Les actes saints, les émotions dirigées vers Dieu créent des malakhim,
qui constituent comme une part de l’homme et s’étendent jusqu’aux mondes supérieurs.

Un ange1 protecteur est un ange1 créé par une action de grande valeur qu’une personne a l’habitude de faire.

Un malakhim du monde de la formation incarnera un élan ou une pulsion.
Cette émotion incarnée ne changera pas, les malakhim étant « statiques » en quelque sorte.
On dit qu’ils sont omèd : « debout pieds joints ».
L’essence du malakhim est définie par les limites de son émotion particulière.
Cela limitera aussi le rôle qu’il pourra jouer, en le « spécialisant » sur des actions en relation avec sa nature limitée.

Les séraphim du monde de la création sont des essences de pure intelligence.
Ce sont les anges de l’étude.

Pendant l’étude des textes de la Torah, il est important de lire à haute et intelligible voix,
car chaque lettre prononcée fait naître un séraphim qui la transmet.
Chaque lettre a un ange1.
Ainsi Aleph (A) devient Alephiel, Bèt (B) devient Bètiel, etc.



Les noms

Les noms d’anges sont souvent théophores, c'est-à-dire porteur du nom de Dieu.
Ils se terminent par « el » ou « yah » (venant de Elohim ou Yahvé).
Certains, ayant un nom à consonance grecque, se terminent en « ron » ou « on ».

Les anges qui appartiennent au même « camp » portent le même nom générique, qui se termine en « im » ou « in ».

Malakh désigne l’« ange1 » en général.
« Malakhim » est le nom générique pour les anges, mais aussi une catégorie de ces anges.


Les catégories

Il existe des catégories d’anges différents dans les 4 mondes.

Il existe 10 catégories :
les hayot (créatures vivantes ),
les ophanim (roues ),
les séraphim (ceux qui brûlent ),
les kérouvim (« chérubins »),
les arélim (« créatures de lumière divine »),
les tarchidim (« messagers du lointain »),
les hachmalim, les élims (« créatures divines »),
les malakhim, les ichim (« créatures de feu »).


Les niveaux de l’âme

On trouve dans la Bible, et plus tard dans la kabbale, 5 expressions pour désigner l’âme.
Certains commentateurs ont hiérarchisé ces états, les associant à des niveaux de méditation différents.
Ils sont également liés aux 4 mondes.


Néfèch, monde de l’action

Dans la genèse, Dieu fait l’homme « à son image selon sa ressemblance ».
On distingue la notion de « schéma corporel », en gros le corps lui-même,
et celle d’« image du corps », qui est la façon actuelle dont nous ressentons inconsciemment notre corps,
en fonction des expériences passées et du contexte présent.

Le néfèch est tout d’abord le corps et l’ensemble de ses possibilités d’action,
ainsi que ses mécanismes de la vie dans son infrastructure (surtout le sang, mais aussi la respiration, …).

C’est le « schéma corporel.

A ce niveau, la méditation porte sur le rapport entre les chiffres, les lettres et le corps.
Il y a analogie entre corps et graphie.
Parfois les postures corporelles cherchent à imiter les lettres de l’alphabet,
et par rapport aux trois formes élémentaires point-ligne-plan.

La méditation porte aussi sur le nombre 44 (valeur en particulier du « sang »),
ainsi que sur les possibilités de mise en mouvement du corps.


Rouah, monde de la formation

Rouah est l’« image du corps », l’image spirituelle que nous nous faisons de notre corps.
C’est le moteur émotionnel de néfèch.

Sémantiquement, le mot est lié à l’air, au souffle, et à l’esprit.

La méditation s’oriente sur la respiration ainsi que les vertus vibratoires de la prononciation des voyelles.
Cela consiste en inspiration, rétention du souffle, puis expiration avec prononciation d’une voyelle,
de façon très similaire au yoga.

Dans la tradition judaïque, le souffle a une grande valeur.
Respirer, c’est déjà prier.


Nechama, monde de la création

Nechama est difficilement différentiable de rouah.
C’est la dimension intellectuelle de l’âme, rouah étant plus axé sur les émotions.

C’est le moment où la méditation se fait lecture, étude et interprétation.
Un des lieux fondamentaux de la vie du kabbaliste est la maison d’étude, bèt-hamidrach ou encore yechiva.
Un des aspects particulier de l’étude est qu’elle est chantée (le chant de l’étude : nigoun).

Dans le nigoun, il y a de nombreuses variations l’essentiel étant de ressentir les vibrations dans la joie.
Il faut s’imprégner du sens et de l’émotion des lettres que l’on chante.

La méditation passe aussi par la visualisation des lettres et la réflexion à leur sujet.
Ensuite le sujet de méditation portera sur les noms, celui du kabbaliste puis ceux de sa famille passée et à venir.


Haya, monde de l’émanation

C’est un degré de spiritualité qui englobe aussi bien la conscience du corps que les sentiments et les réflexions intellectuelles.

Ce niveau se traduit par la prière, et celle-ci est principalement construite sur les psaumes de David.
La méditation porte sur la lecture à haute voix et rythmée des psaumes, de préférence en groupe.


Yehida

En yehida, on est en tangence avec le en sof (situation de devéqout).

Yehida signifie « singularité », « unicité ».
C’est la manière d’être unique de chacun.
Chaque être humain a une vocation propre, sa responsabilité étant de la réaliser.

Au niveau de la méditation, la prière devient personnelle.
Le kabbaliste invente ses propres prières au cours de retraites solitaires.
Il médite seul et en silence sur sa vie et son comportement. C’est un retour sur soi.


L’Arbre Sefirotique

La vision du Sefer Yetsira, le Zohar

La première section du Livre de la Création présente les « 32 voies merveilleuses de la Sagesse » par lesquelles Dieu a créé le monde : les 22 lettres et les 10 nombres primordiaux (les sefirot).

La première sefira est le pneuma (ruah) du Dieu.
De ruah sort l’Air primordial, duquel naissent l’Eau et le Feu.
Ce sont les secondes, troisièmes et quatrièmes sefirot.

De l’Air Dieu créé les 22 lettres, de l’Eau le Chaos cosmique, et du Feu le Trône de la gloire et les hiérarchies des anges.
Les 6 dernières sefirot représentent les 6 directions de l’espace.

Le Zohar comporte une étude importante de l’arbre sefirotique.



Les 10 sephiroth sont les 10 degrés du monde intérieur à travers lequel Dieu descend de sa retraite la plus intime jusqu’à
sa révélation dans la Shekhina.
Elles sont les parures de la Divinité, mais aussi les rayons de lumière qu’elle envoie.

Le monde des sephiroth est aussi le monde caché du langage, le monde des noms divins.
Le développement de la vie en Dieu peut être exprimé comme le déroulement des éléments du discours.


Les dix sefirot

La lumière de l’en sof traverse les 10 sefirot, dans lesquelles elle se déploie et se diffracte sous des aspects différents.
Toutes les forces de l’univers dérivent de ces éléments.

Le mot sefira recouvre différentes choses selon les auteurs.
Elles sont comme un alphabet de 10 éléments ou de 10 forces qui se conjuguent entre elles.

Chaque sefira est à la fois féminine, en ce qu’elle reçoit la lumière, et masculine, en ce qu’elle la redonne.
La lumière atteint la première sefira qui, une fois remplie, transmet la lumière en surplus à la sefira suivante.

Quand la sefira reçoit mais ne transmet plus son surplus de lumière, elle explose, c’est la « brisure des vases ».

Le segol est un triangle formé, dans l’arbre séfirotique, de 2 sefirot des colonnes extérieures situées
à la même hauteur et de la sefira centrale inférieure.

Kétèr, la suprême couronne ; l’art d’être présent à soi

La première sefira désigne la volonté divine primordiale, source de toute volonté.
C’est la première et la plus haute ouverture à la transcendance.
La kabbale insiste sur l’importance du passé et du futur.
Mais le passé ne doit pas être la nostalgie d’une situation qui nous retient et nous bloque,
et le futur ne doit pas être une fuite en avant.

Kétèr, c’est l’importance de l’instant présent, la capacité à assumer entièrement l’instant dans lequel nous sommes,
sans se dire que l’on pourrait être ailleurs ou faire autre chose.
C’est le secret du calme et de la sérénité de la vie.
Avant d’entreprendre chaque action, il faut diriger son attention.
Kétèr se rapproche du « sans intention », du « agir sans agir » que l’on trouve dans le bouddhisme zen.


Hokhma, la sagesse ; savoir s’étonner et s’émerveiller

Hokhma, c’est l’éveil de la conscience au merveilleux qui imprègne le monde.
Cet éveil commence par une remise en question.
La sagesse dans l’étonnement et le questionnement constitue la Hokhma.
L’étonnement doit porter sur tout ce qui nous entoure, ce qui est proche de nous au jour le jour,
avant de pouvoir s’attarder sur les « grands mystères ».
C’est la capacité à être ouvert à la parole de l’autre, c’est la dimension d’écoute et d’ouverture.
C’est l’humilité d’un esprit qui accepte encore d’apprendre.
L’étonnement et le questionnement libèrent l’homme de l’emprise de certaines habitudes de pensée,
convictions, préjugés, etc. L’homme libéré n’est pas, il devient.
Hokhma est aussi l’ouverture vers le rêve, l’imaginaire et la poésie, en opposition avec le langage logique et froid de la Bina.
Enfin, dans la kabbale Hokhma est lié au père.


Bina, l’intelligence

La Bina, c’est la capacité qu’à l’esprit de déduire ou d’induire une chose de l’autre.
C’est le raisonnement logique pur.
Bina est liée à la mère.


Daat, la sefira cachée

Daat est le ressenti, l’intelligence émotionnelle, résultant d’une expérience existentielle.
Daat est la rencontre harmonieuse de la logique et de l’imaginaire.


Hessed, l’amour et la générosité

Hessed est l’ouverture des formes closes, le mouvement, le dynamisme.
C est la dynamique de l’être, le souffle vital.
Héssèd se rencontre dans tous les gestes qui disent le don et l’amour.
C’est aussi le désir, désir insatiable d’infini.
Géométriquement, Héssèd est représenté par la droite : possibilité infinie de mouvement.

Din, la force, le jugement

Din, c’est littéralement la « loi », le « jugement ».
Aussi bien la loi rituelle que juridique ou physique, c’est l’organisation contre l’anarchie.
Din assure au monde la possibilité de perdurer.
Din est représenté par le point ou le cercle : absolument fermé, sans temps et sans espace, c’est une configuration close.


Tiphereth, l’harmonie

Dans la réalité, din et hessed cohabitent en toute choses.
Le monde ne serait pas s’il était l’un sans l’autre.
Tiférèt est l’équilibre entre ces deux forces, le clos et l’ouvert.
Anciennement appelée Rahamim dans le Zohar.


Le segol de Hessed, Guévoura et Tiphereth


Hessed, c’est l’amour et la générosité ; Guévoura (ou din), c’est la force, le jugement, la rigueur ;
Tiphereth, c’est l’harmonie.
Ces 3 sefirot sont organisées en segol.

Elles proposent une conception du bien et du mal.
Est « bien » tout ce qui tend à être en accord avec la dynamique et la force créatrice qui anime le vivant ;
est « mal » tout ce qui s’oppose à la vibration de la force créatrice du souffle du vivant.
C’est un mal qui consiste à refuser la réalité d’un monde imparfait, c'est-à-dire la possibilité de perfectionnement et la liberté qui le met en œuvre.
Le mal dans notre monde réside dans tout ce qui entrave le rythme du perfectionnement et du développement,
dans tout ce qui fige et affaiblit la spontanéité de la libre volonté.
Le paradoxe est que le « bien absolu » de la source divine, étant parfaite, ne peut plus évoluer,
et ce manque de dynamisme représente un « mal ».
La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité, ce que l’on peut mettre en parallèle avec ce qui
dans l’art est la perfection des formes inexactes.
Le cercle symbolise la nécessité enclose à l’intérieur de ses lois, la fermeture qui interdit tout progrès de la liberté, le din.
Au contraire, la ligne droite symbolise la liberté, la réalité en développement, le hessed.


Nétsah, la victoire et la patience de Dieu

Nétsah signifie « victoire », dans le sens de la maîtrise sur quelque chose.
Nétsah est l’organisation de la vie dans le monde matériel.
C’est la nécessité du politique, de l’économique et de la maîtrise des passions.

Le kabbaliste ne peut se contenter d’être un contemplatif, il doit aussi s’investir dans les réalités concrètes de ce monde.


Hod, la splendeur, la majesté

L’esthétique et la beauté fait partie de l’harmonie du monde.
L’homme est à la fois un artiste et une œuvre d’art.
L’œuvre d’art est une ouverture du monde à son futur le plus essentiel :
elle est la mise en mouvement, le chemin, le voyage…
La sefira Hod, c’est savoir retenir l’espérance et le rêve.


Yessod, le fondement, la transmission

Yessod est l’aspect de transmission et de don des éléments acquis dans les sefirot supérieures.
C’est la capacité du « juste donner ».
L’importance de la transmission est illustrée par le déversement bloqué de lumière dans les sefirot qui conduit à la
« brisure des vases ».
Cette transmission, de père en fils, de génération en génération,
revêt une importance fondamentale dans la tradition judaïque.

Malkhout, le royaume

Malkhout est le point d’orgue de la kabbale, c’est la réception achevée,
la traduction des sephiroth dans le monde de la réalité et dans le temps de l’histoire.
Cette sephira est aussi vue comme l’archétype mystique de la communauté d’Israël, ou encore comme la Chekhina.



Les trois colonnes

Il n’y a pas une simple verticalité entre le monde d’en haut et celui d’en bas, il y a trois colonnes verticales parallèles.
Il y a la colonne de l’amour à droite (hessed), celle de la justice à gauche (din ou guevoura),
et la colonne centrale de l’harmonie, synthèse des deux colonnes latérales (tiphereth).
Les trois axes se rejoignent dans la dixième sefira du « royaume » (malkhout). Là, trois font un.

Le christianisme, avec son culte de l’amour, se laisserait porter par hessed.

L’islamisme, au contraire, suivrait din à l’extrême.

La religion bouddhique serait attachée à l’axe du milieu.
Elle est la plus proche du judaïsme et de l’esprit de la kabbale.



Hessed, la colonne de la générosité

Hessed se traduit par « amour », mais amour vu dans un sens très large.
Le hessed, c’est la force d’expansion et d’extension qui se laisse aller à sa nature, de manière large, généreuse et spontanée.
Il n’a dont pas un sens seulement positif.
C’est aussi le monde qui va vers son maximum de désorganisation.
C’est la spontanéité de la nature humaine, ses orientations immédiates, ses intuitions,
le cœur, le sentiment, la pulsion à l’état pur.
L’image de l’eau, qui prend toutes les formes et qui déborde et se répand partout quand elle n’est pas maîtrisée,
illustre bien hessed.


Guevoura, la colonne de la justice

Guevoura, c’est la « rigueur », la force de limitation, de détermination et de définition.
C’est la sphère de la loi et de la différence.
Elle est la séparation et la distinction entre les termes en relation.
C’est la raison, la définition, la catégorie.


Tiphereth, la colonne de l’harmonie

La réalité véritable consiste dans l’équilibre des deux forces.
C’est la relation à égale distance entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et séparation.


Le symbole de l’arbre

L’arbre est un des symboles les plus importants de la kabbale, il symbolise la vie.
Le « Grand Arbre » est l’arbre du monde, l’arbre sefirotique et l’arbre de vie.
Sa racine se situe dans l’en sof (tout en haut), l’arbre croit de haut en bas.

L’homme est appelé le « petit arbre ».
Il est aussi le lieu des 10 sefirot.
L’homme aussi est « debout » et « porteur de fruits ».
Dans le Zohar, l’image de l’homme est aussi souvent employée que celle de l’arbre.
L’arbre, avec son cycle annuel, rappelle à l’homme la renaissance des morts.
Enfin, la guematrie montre que l’un des mots pour désigner arbre a la valeur 91, comme l’ange1 malakh.
Or, tout deux apportent la lumière des sefirot au monde.


Les chevaux de feu

L’alphabet, les écritures

L’alphabet hébraïque possède 3 formes essentielles :
les kabbalistes jouent à la fois sur la forme, la signification et la valeur numérique.
La première écriture, en importance et en usage, est celle que nous connaissons aujourd’hui.
C’est l’« écriture assyrienne ».
La seconde écriture est l’écriture cursive, utilisée pour écrire rapidement à la main et pour les textes non-non liturgiques.
La plus ancienne écriture est le protosinaïque.
Cet alphabet dérive des hiéroglyphes égyptiens.
Il est constitué de pictogrammes qui ont valeur de consonne.
C’est de cet alphabet qu’ont dérivées de nombreuses écritures :
cananéenne et phénicienne, araméenne, hébraïque, …



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MessageSujet: Re: COURS n°1   Mar 23 Fév - 14:32



Les lettres

L’énergie du divin transite jusqu’au monde d’en bas à travers les lettres de l’alphabet et le texte de la Torah.
La langue hébraïque est la « langue sainte ».
Le monde ne préexistait pas au langage, mais il se forme en lui et par lui.
La matière du monde repose sur la structure de l’alphabet hébraïque.
Lors du passage du néant absolu à l’être, la matière pris naissance sous la forme d’un point de matière insécable et infinitésimal.
Par un jeu de forces équilibrées, il resta immobile.
Puis un déséquilibre dans ces forces le fit bouger pour former une droite.
Puis le point bougea dans une autre direction, formant le plan.
On retrouve ici les trois formes géométriques primordiales qui sont à l’origine de l’alphabet hébraïque.
Toutes les lettres sont constituées d’une combinaison de ces trois éléments, qui se retrouvent purs dans dalèt (plan), vav (droite) et yod (point).

La métaphore du feu est omniprésente dans les textes de la kabbale, notamment pour parler du texte et de ses différents composants. Les lettres ont accueillit la lumière du rayon lors du second tsimtsoum.
Elles sont les « chevaux de feu », les mots sont les « chariots de feu ».



Aleph, la « première lettre construite », se compose des trois éléments.

Aleph est une lettre qui se voit mais c’est la seule lettre qui ne se prononce pas du tout.
Elle est silence.
C’est le plus haut degré de la clarté qu’aucun mot ne peut venir exprimer ni explorer.
C’est également le symbole de l’énergie.
On retrouve la théorie des écorces dans les lettres.

La lumière d’aleph étant trop forte, elle vient s’habiller dans une autre écorce : la deuxième lettre bèt.

Et ainsi de suite jusqu’à la dernière, tav, qui en contient 21, et pour laquelle la lumière est très faiblement perceptible à cause des trop nombreux écrans.

La valeur numérique pourrait être vu comme le nombre de qlipot protégeant la lumière qui se trouve dans la lettre.
Introduire des silences, des espaces dans un texte, le remodeler par circoncision textuelle, transforme le lecteur en créateur.
Cette idée du vide signifiant se retrouve dans les pensées chinoise et japonaise.

Ainsi il existe 4 livres :

La « Tora de Dieu » est un texte où il n’y a que des lettres, un seul grand mot sans coupure ni ponctuation,
sans possibilité de perception sémantique.
Ce texte est vu comme l’ensemble des noms de Dieu.
La Tora de Moïse est le texte généralement connu, constitué des mots que Moïse a produits par l’introduction de coupures.
La Tora des hommes consiste à produire de nouveaux mots et de nouveaux sens à partir du précédent.
La Tora du Messie est le texte que nous lirons quand nous serons capable de lire les lettres blanches entre les lettres noires.




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MessageSujet: Re: COURS n°1   Mar 23 Fév - 14:47


Le Tsérouf, l’art de la combinatoire des lettres

La lumière divine arrive aux hommes par l’intermédiaire des lettres, et de façon dynamique par le langage ou la permutation de celles-ci.

L’énergie que l’homme reçoit prend forme en lui et risque de devenir prisonnière si elle ne poursuit pas son voyage.
Il se forme alors des « nœuds », et la technique combinatoire des lettres appelée tsérouf aide à les dénouer.

La racine d’un mot hébraïque est formée en général de trois lettres.
L’analyse consiste à examiner toutes les combinaisons de ces trois lettres (donc 6) et à y découvrir une logique interne ou externe et un sens.

Logique interne signifie articulation d’une certaine logique sémantique entre les différentes combinaisons.
Logique externe implique une recherche d’articulation avec d’autres mots et d’autres horizons qui se rapportent à la nouvelle combinaison.

Un mot a toujours un sens premier qui lui est conféré par la loi de successivité de ses lettres, loi nommée rétsèf.
C’est la première phase de l’art combinatoire.

La deuxième phase est celle du degré zéro de signification, ou rafats.
C’est l’étape d’égarement, de silence, nécessaire avant un nouveau démarrage.
Pour apprendre, il faut commencer par oublier.

Après le réfèts et le rafats, la vie dynamique interne au mot supplie le mot de pouvoir dire autre chose.
Cette supplication est patsar.
Le sens fait alors une « brèche », c’est le stade du parats.
Le mot est mûr pour une nouvelle « combinaison » (tsérouf), le sens est libéré et s’envole, c’est le tsipor, c'est-à-dire l’oiseau .

Quelques permutations

Les permutations simples consistent à décaler d’une lettre vers l’arrière ou l’avant les lettres d’un mot, formant respectivement un hypogramme ou un métagramme.

La permutation AT-BaCh, liée à Hessed, associe aux 11 premières lettres les 11 suivantes dans l’ordre inverse.
Ainsi aleph devient tav, bèt devient chin, etc.

La permutation El-BaM, liée à Din, n’inverse pas l’ordre lors de l’association, et donc aleph devient lamèd, bèt devient mèm, etc.

La permutation peut aussi associer à une lettre la lettre correspondante d’un autre niveau des groupes unités, dizaines, centaines.

On peut également transformer une expression en un mot constitué des lettres initiales ou finales, ou inversement retrouver une expression à partir des lettres d’un mot. C’est le notarikone.

La temoura consiste à prendre un mot, le décomposer en 2, puis permuter quelques-unes des lettres.



Guematrie

La guematria est une méthode d’ouverture, d’interprétation et de dynamisation de la pensée.
Ce n’est qu’un prétexte, un tremplin, à la réflexion. Elle ne doit pas se réduire à une simple technique.

Elle permet une lecture infinie des mots et des textes.
Le livre devient le lieu d’une explosion, illustré par l’expression « lire aux éclats ».

La numérotation alphabétique est de base décimale.
Elle associe une valeur aux 22 lettres, plus les 5 finales, selon trois niveaux :

Les 9 premières lettres : unité simple, de 1 à 9.
Les 9 suivantes : dizaines, de 10 à 90.
Les 4 dernières : centaines 100 à 400 ; les 5 finales : centaines de 500 à 900.

Les lettres kaf, mèm, noun, samèkh, pé et tsadé ne s’écrivent pas de la même façon quand elles sont en fin de mot, et ont des valeurs numériques différentes. Cependant, chez la grande majorité des kabbalistes cette règle n’est pas respectée.

La guematria simple est la plus utilisée. C’est l’addition des valeurs numériques des lettres constituant le mot.

La guematria simple déployée consiste à écrire les lettres constituant le mot, et à faire l’addition de toutes les valeurs. Ex : pour yélèd, yod-lamèd-dalèt, yod s’écrit yod-vav-dalèt (10+6+4=20), lamèd s’écrit lamèd-mèm-dalèt (30+40+4=74), dalèt s’écrit dalèt-lamèd-tav (4+30+400=434), pour un total de 528.

La petite guematria ne tient compte que des unités. Ainsi 10 et 100 deviennent 1. Les résultats supérieurs à 9 sont réduits (26 devient 2+6=8).

La guematria dynamique cumulative (riboua) écrit le mot en une suite progressive de lettre. Ex : pour VIE, V, puis VI, puis VIE. La somme se fait sur l’ensemble.

La guematria différentielle s’intéresse au lien numérique entre deux lettres. Ex : entre chin (300) et mèm (40), le lien est de 260.

La guematria selon l’ordre alphabétique (guematria sidouri) donne à chaque lettre la valeur numérique correspondant à sa place dans l’alphabet.

Le kollel est l’ajout de 1 à la valeur usuelle du mot. C’est la méthode « avec inclusion ».

Exemple d’interprétation :


en sof, le masculin et le féminin
La guematria montre que la lumière (or) a une valeur de 207, et la réception (qabbala) de 137.
La kabbale et le lien entre la lumière et la réception, et vaut 207 – 137 = 70. Or le secret (sod) vaut 70.
« Masculin » a la même valeur numérique 227 que « comme la lumière » (ké-or) et « Féminin » que ké-qabbala avec 157.
Le lien entre masculin et féminin est aussi de 70 et constitue le secret fondamental de la kabbale.
En hébreu, « existence » est un anagramme du Tétragramme, et a la même valeur numérique 26.
Amour vaut 13, et la rencontre de l’amour entre masculin et féminin vaut donc 2*13=26.

Curiosités avec les nombres parfaits et amicaux

Le mouvement kabbalistique a eu des nombreuses rencontres avec les mathématiques.
Ainsi, il existe de nombreux parallèles entre la kabbale et la fraternité pythagoricienne. Les influences ont dû être réciproques.
Les nombres « excessifs » sont ceux dont la somme des diviseurs est plus grande que le nombre lui-même.
Inversement pour les nombres « imparfaits ».
Les nombres « parfaits » sont ceux qui sont égal à cette somme. Il y a 6, 28, 496, 8128, …
Le 6 est très utilisé dans la tradition judaïque. Le premier mot de la Bible : Béréchit (qui signifie « il créa six ») se compose de 6 lettres. Le monde est créé en 6 jours, avant le Chabbat. Le monde est créé pour 6000 ans, le septième millénaire sera le temps messianique. On retrouve souvent ce schéma 6+1.

Le premier verset de la Genèse comporte 28 lettres. 28, c’est également les 2 mains (14+14), et 28 s’écrit en un mot qui signifie « force ».
Les nombres amicaux sont des paires dont chacun est la somme des diviseurs de l’autre. La paire 220 – 284 est devenu le symbole de l’amitié.


Dieu et le nombre Pi

Chaddaï est le nom de Dieu qui désigne la force qui interdit à l’infini de réinvestir le vide qu’il avait laissé lors du tsimtsoum.
Ce vide sphérique sera réinvestit par le rayon de l’adam qadmon.
Or la guematria donne la valeur 314 au mot chaddaï.
De plus, la valeur rationnelle de Pi (22/7) réfère à l’articulation entre les 22 lettres de l’alphabet et le chiffre 7.


Le Tétragramme YHVH

Les noms de Dieu
Le Tétragramme, sans aucune voyelle, ne se prononce pas, c’est comme un trou dans le langage,
à partir duquel le langage lui-même prend sens.
Cette absence de prononciation crée une distance infranchissable, supprimant la possibilité de tenir Dieu pour un objet.
Même si Dieu est unique, la façon dont il se révèle aux hommes est multiple.
L’étude de différents noms de Dieu est un objet essentiel de la kabbale.

On relève 10 noms de Dieu :

Yhvh :
ne se prononce pas.
C’est le nom ineffable.
Il apparaît dans un contexte où Dieu se manifeste selon l’attribut de générosité ou de compassion.
Valeur numérique simple de 26, valeur simple déployée de 45.

Adny : se prononce adonaï, c’est la forme sonore de Yhvh.
Il est interdit de le prononcer en vain.
Valeur numérique simple de 65

Yah : déviré de Yhvh, il est la force d’unité au sein du couples, des mondes d’en haut et des mondes d’en bas,
du ciel et de la terre, … Valeur numérique simple de 15.

El : nom qui veut dire Dieu, mais aussi « vers ».
Il vient souvent en complément d’un autre nom divin, un adjectif ou un complément.
Valeur numérique simple de 31.

Elohim : Dieu de la Création.
C’est un des noms les plus usités.
C’est la manifestation des forces de la nature.
C’est El additionné de 2 lettres de Yhvh.
Il est de l’ordre du din et apparaîtra donc dans un contexte où Dieu se manifeste selon sa rigueur.
Valeur numérique simple de 86.

Eloha, Ehyeh, Chaddaï, El Chaddaï, Tsevaot.

Toute la littérature kabbalistique souligne le rôle essentiel des noms divins dans l’obtention de l’état mystique.
Il s’agit d’utiliser le nom de Dieu comme un moyen d’accéder à l’état prophétique.
La connaissance du nom de Dieu n’est autre que la connaissance de son usage, à ses pouvoirs.

Interprétations

YHVH peut être vu comme le résultat de l’histoire du point primordial et de ses métamorphoses.
C’est un « point qui retourne au point ».
La valeur 26 est unique dans tout l’univers mathématique en ce sens qu’il est le seul entier compris entre un carré et un cube : 5.5<26<3.3.3. C’est la valeur par la guématrie simple de YHVH.
Le Tétragramme signifie « passé », « présent » et « futur » par la combinaison de ses lettres hvh, hyh et yhh.
C’est l’ouverture aux trois dimensions du temps.
De plus, hvy est l’« existence ».
La main fermée est associée à yod, la main ouverte à hé (car 5 doigts).
Prolonger le geste d’ouverture par un mouvement du bras qui s’étend à l’autre dessine le vav.
La main qui reçoit s’ouvre aussi.
Ainsi le Tétragramme s’écrit à chaque fois qu’à lieu un échange.


Les rites

Une des idées fortes du judaïsme est l’idée d’acte, de geste.
On parle beaucoup plus d’action que de foi, d’où la prééminence des rites.
Les rites hébraïques consistent principalement à rapprocher l’homme de Dieu, à ré harmoniser les participants.
De nombreux objets de rituels sont conçus pour intégrer le Tétragramme.


Kabbale et thérapie

La kabbale oriente l’existence vers le bien-être, en soulignant que le physique et le psychique sont étroitement liés.
La maladie provient d’un obstacle à la circulation de l’énergie vitale,
d’obstructions dans les canaux (tsinorot) reliant l’homme à l’infini.
De part la présence de la lumière-influx dans les lettres et les mots,
la mise en mouvement du langage est le centre de la technique kabbalistique pour accéder à l’équilibre et à la santé.
La kabbale est un plaidoyer pour une existence joyeuse et heureuse.
Rabbi Nahman dit « C’est une grande mitsva d’être toujours dans la joie ».


Astrologie et kabbale


Le calendrier hébraïque est à la fois lunaire et solaire, les mois s’accordent aux rythmes de la lune.
C’est tardivement, après l’exil de Babylone, que les juifs utiliseront des noms pour les mois, d’origine babylonienne.
Les 6 premiers mois, du Bélier à la Vierge, sont masculins, reliés au désir de donner, et correspondent au 2 premières lettres du Tétragramme : YH.
Les 6 mois suivants, de la Balance aux Poissons, sont féminins.
Ce sont les réceptacles, ils reçoivent. Ils correspondent aux lettres VH du Tétragramme.
Chaque mois est aussi associé à une lettre, une valeur numérique, etc.
Le point capital est que l’astrologie kabbalistique ne détermine pas un futur et un destin figé pour emprisonner l’homme,
mais au contraire montre un destin afin que l’homme puisse s’en libérer.
La soumission à la fatalité et au destin est considérée comme un désastre.

Lexique

Shekhina : présence divine.
Devéqout : la montée de l’âme.
En sof : infini.
Gilgoul : la transmigration.
Maassé beréchit : l’œuvre du commencement.
Maassé merkavah : l’œuvre du char.
Malakh : ange1, littéralement « envoyé ».
Meqoubal : « celui qui est reçu » désigne les kabbalistes.
Mitsva : rite hébraïque, littéralement « obligation ».
Nigoun : le chant de l’étude.
Rafats : degré zéro du sens du tsérouf.
Riboua : guematria dynamique cumulative.
Rétsèf : loi de successivité des lettres dans le Tsérouf.
Segol : triangle formé de 3 sefirot dans l’arbre.
Semikha : l’imposition des mains.
Techouva : le mouvement cosmique de retour.
Tsadiq : le juste du hassidisme.
Yechiva : la maison d’étude des kabbalistes.

Source : http://www.systerofnight.net



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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 22 Mar - 10:00

bonjour 2 !!

J'ai une question, qui est peut-être stupide, mais y a-t-il plusieurs kabbale ? je m'j\\\\'explique Madonna fait partie de la kabbale (je ne sais si ça s'écrit de la même façon ou pas ?) et tout le monde dit que c'est une secte ??




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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 22 Mar - 11:04

La KABBALE, il n'y en que 1 seul et unique.
Cela peut s'écrire:

Kabbale - cabale - kabale

Le mot venant de l'hébreu "KABBALAH" l'orthographe "Kabbale" est le plus justifié, mais
pour la langue française il semble logique de remplacer le K par un C.

Kabbalah veut dire "reçu", en parlant des commandements et des saintes écritures,
ce que tout le monde sait à été reçu par Moïse en ancien hébreu.

Par extension la Kabbale est l'étude approfondie des écrits par des personnes, qui analyse chaque passage
des écrits, ceci se fait en groupe de personne sages et connaissance à fond tout les textes.

Depuis là nuit des temps les Kabbalistes étudient, commentent, et publient leurs réflections pour aider
notre communauté à mieux comprendre les écritures.

Ce que Madona fait exactement je n'en sais rien, mais ce n'est ni un club ni une secte.
Si vraiment elle fait de la kabbale, alors elle étudie les anciens écritures,
ce qui ne représentent en aucune façon 1 secte, mais bien l'envie je suppose de retourner aux origines
de la connaissances et comprendre leurs valeurs et leurs explications.


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 22 Mar - 19:27

Citation :
Ce que Madona fait exactement je n'en sais rien, mais ce n'est ni un club ni une secte. Si vraiment elle fait de la kabbale, alors elle étudie les anciens écritures, ce qui ne représentent en aucune façon 1 secte, mais bien l'envie je suppose de retourner aux origines de la connaissances et comprendre leurs valeurs et leurs explications

Les médias racontent n'importe quoi comme d'habitude... apparemment ils disaient que c'était les hauts placés de la kabbale qui l'avaient inciter à se marier à celui qui est aujourd'hui son ex-mari... c'est vrai qu'aujourd'hui on est vite catalogués !!! merci2 pour ta réponse Lionnella car ça faisait un moment que je me posais la question !!!!




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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 22 Mar - 20:06

Normalement un kabbaliste ne va jamais te dire si tu doit te marier avec quelqu'un ou pas.
La seule chose si oui, c'est de tracé ton arbre de vie et celui de ton compagnon et voir si vous avez les même
atout dans votre futur, pour cela il faut déjà avoir ta future adresse de domiciliation.

Naturellement il faut tenir compte que les américains ne font rien comme les autres, donc je ne saurais dire
comment ils interprètent les choses.


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Ven 20 Avr - 12:08

MERCI á toi, Lionella , pour ces informations qui nous apportent tant , qui m´apportent tant en tout cas !
Je ne peux pas tout lire d´un coup , je préfere par étapes pour ensuite m´en imprégner .
Recevoir avec le coeur, voilá le plus important car l´on peut comprendre avec sa tête mais si le coeur n´y est pas , á quoi bon ?
J´aime beaucoup ce cadeau mag que nous offre la Kabbale , cette réception par le coeur et pour le coeur .
La Kabbale ressemble á des mains tendues en forme de coupe et recevant mille pierres précieuses symbolisant l´ouverture du coeur et de l´âme aux profondeurs de la grandeur de la
Source .
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MessageSujet: Re: COURS n°1   Ven 20 Avr - 14:56

Tu as raison, il faut s'en imprégner.


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Ven 20 Avr - 17:20

Je retiens les mots LUMIERE , VIBRATION, ENERGIE comme étant les mots clefs de la Kabbale . Ces trois aspects sont entreliés , de la lumiere émettent infinité de vibrations nous offrant la possibilité et de canaliser nos énergies et d´accéder aux vraies connaissances .

Etre dans la lumiere, c´est pouvoir percer les profondeurs des plus grands mystêres, c´est dépasser les apparences pour aimer ce qui aide vraiment á évoluer .
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MessageSujet: Re: COURS n°1   Sam 21 Avr - 7:03

Tu voit, tu commence à comprendre ce qu'est la croyance....................d'une autre manière.


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Sam 21 Avr - 9:17

Ca prouve que je ne suis pas aussi stupide que ce que je croyais !
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MessageSujet: Re: COURS n°1   Sam 21 Avr - 11:25

rire2 quand on est stupide généralement on ne s'en rend pas compte,
quand on commence à réfléchir......................cela prouve juste le contraire.


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Sam 21 Avr - 11:31

L´expérience m´a prouvé que tu dis vrai : la preuve, je connais des gens vraiment stupides qui se pensent tres intelligentes et infaillibles .
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louna

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MessageSujet: Re: COURS n°1   Dim 14 Avr - 14:34

SUPER interessant merci2 lionella MERCI




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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 15 Avr - 9:49

merci2 Louna cela fait longtemps, comment vas tu ?


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MessageSujet: Re: COURS n°1   Lun 28 Oct - 16:50

mon etst yao ameyitovi nee 18 08 88 aider moi
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LIONNELLA
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MessageSujet: Re: COURS n°1   Mer 30 Oct - 10:53

Je regrette mais il faut être inscrit et avoir lu et signé la charte, ainsi que suivre ces instructions.


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